Composante 1

Appui à la production

Les activités d’appui à la production visent deux filières cibles au niveau de la Région de l’Extrême-nord et du Nord, le riz et l’oignon et, une filière au niveau des régions de l’Ouest et du Nord-ouest, le riz, en vue d’augmenter la production dans les conditions profitables aux populations pauvres de la zone

Elle s’articule autour de trois sous-composante:
Sous composante 1.1: Le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des groupements de producteurs/trices.
Celle-ci vise à renforcer les compétences techniques, organisationnelles et d’autogestion des groupements de producteurs/trices (avec une priorité pour ceux qui ont plus de 30% de femmes et jeunes membres) par le biais d’activités d’animation rapprochée et de formations. Les activités seront regroupées en deux volets: (i) Appui à la structuration et;(ii) Appui au développement d’opérateurs d’appui conseil spécialisés.

Au terme du projet, il est prévu que 1 190 organisations de producteurs/trices  (dont 840 dans le riz et 350 dans l’oignon) auront bénéficié de l’appui du Projet.

S’agissant de l’appui à la structuration, il sera question de consolider, renforcer et pérenniser les capacités des groupements de producteurs (GIC) afin de les amener à évoluer vers de véritables groupements d’intérêt économique (GIE) et à se structurer au sein d’organisations faîtières (unions, fédérations) performantes. En plus des activités d’animation et d’accompagnement rapproché des groupements (planification et organisation des activités, assistance à la maîtrise d’ouvrage, etc.). A cette fin, les principales activités de formation concerneront par ordre chronologique:

  •  l’information et la sensibilisation des organisations de producteurs/trices et des autres acteurs et services liés aux deux filières cibles sur les objectifs et les opportunités d’appui offertes par le projet à travers une campagne d’information/communication (IC) au démarrage du projet (émissions radio, réunions départementales) et sur les réalisations du projet au moyen d’émissions radio débat en langue vernaculaire, français et anglais organisées chaque année. C’est au cours des réunions d’information qu’une première identification des OP intéressées à devenir partenaire du projet sera faite).
  • la formation/recyclage des membres des comités de gestion des GIC: (a) sur les rôles et fonctions des groupements de producteurs liés notamment à la conduite des activités de production (organisation du travail et contrôle de la production); et (b) en gestion organisationnelle, administrative et juridique. Ces formations débuteront dès la première année du projet afin de créer rapidement une masse critique pour les activités productives dans chaque zone d’intervention et seront également l’occasion de sensibiliser les participants sur des thèmes de développement social liés notamment au VIH/SIDA, à l’inclusion des plus défavorisés et à l’équité des genres. Deux membres de chaque GIC participeront à deux sessions de cinq jours en première année et de deux jours l’année suivante organisées au niveau départemental. Au terme du projet, 2380 membres de GIC auront été formés dont au moins 30% de femmes;
  •  des visites et échanges d’expériences de trois jours entre les groupements de producteurs/trices d’une même région si possible dans le but de partager les expériences avec d’autres GIC liées aux mêmes filières. Au terme du projet, 2380 membres de GIC auront participé à 78 visites et échanges d’expériences dont au moins 30% de femmes et de jeunes;
  • la formation des membres des comités de gestion des unions de producteurs/trices. Ces formations pourront débuter en deuxième année du projet (ou plus tard si il n’y a pas de demandes des producteurs) avec les unions composées d’un minimum de GICs qui souhaitent des appuis à ce niveau et qui sont déjà opérationnels afin de créer une masse critique pour les activités de commercialisation. Les formations mettront l’accent sur: (a) les rôles et fonctions des unions incluant notamment le regroupement des achats (intrants) et des ventes et l’identification et la contractualisation des partenaires liés à la transformation et à la commercialisation; et (b) leur gestion organisationnelle, administrative et juridique. Le cycle de formation pour deux membres de chaque union se fera sur deux ans, une première session de trois jours et une deuxième de deux jours. Au terme du projet, 358 membres des comités de gestion d’unions auront été formés dont au moins 30% de femmes et de jeunes;
  •  des visites et échanges d’expériences de trois jours entre les unions de producteurs/trices d’une même ou de régions voisines dans le but de partager les expériences avec d’autres unions liées aux mêmes filières ou non. Au terme du projet, 840 membres d’union auront participé à 28 visites et échanges d’expériences dont au moins 30% de femmes et de jeunes;
  •  la structuration des groupements de producteurs en organisations faîtières (fédérations) en vue de faciliter l’émergence et/ou la consolidation d’organisations fédérées au niveau des bassins ou grandes zones de production susceptibles de représenter et défendre les intérêts des producteurs. Cette activité pourra débuter en cinquième année du projet (ou plus tard si il n’y a pas de demandes des producteurs) dans les zones disposant de GICs et d’unions qui souhaitent des appuis à ce niveau et qui sont suffisamment performants. Une formation de quatre jours sera dispensée à trois membres des comités de gestion de sept fédérations (une par zone de production et par filière) sur: (s) les rôles et fonctions des fédérations incluant notamment la représentation et la défense des intérêts des producteurs; et (b) leur gestion organisationnelle, administrative et juridique. Il est également prévu d’organiser une visite d’échange d’expérience à l’étranger pour deux représentants par fédération. A la fin du projet, 21 membres de fédération accompagnés de 4 membres de PLANOPAC auront été formés et 14 représentants des fédérations accompagnés par un représentant de PLANOPAC et un cadre du PADFA auront participé aux voyages d’étude; et
  •  l’organisation par les fédérations de sept ateliers de concertation et de structuration intra-professionnelle dont 6 au niveau des régions (4 régionales en année 5 et 2 en regroupant les régions voisines en année 6) et un au niveau national pour organiser les deux filières, partager les expériences et capitaliser les acquis des appuis du projet.

Concernant l’appui au développement d’opérateurs d’appui conseil, il est pratiquement question de renforcer les capacités de l’expertise locale d’appui conseil dans les quatre régions cibles pour appuyer et dynamiser les groupements de producteurs/trices. Il s’agit notamment:

(i) des agents d’appui conseil (AAC);

(ii) des techniciens spécialisés (TS) du MINADER intervenant dans le cadre du projet et;

(iii) des producteurs animateurs des CEP.

Concernant spécifiquement les AAC, ils recevront des formations de formateurs théoriques et pratiques en première année organisées au niveau régionale et portant sur trois (3) thématiques essentielles, à savoir:

(a) animation rurale, approche participative, gestion des projets, approche genre et HIV/SIDA;

(b) enseignement des adultes et;

(c) développement organisationnel: problèmes de regroupement et de gestion collective liés aux différentes activités des filières cibles.

Au total, 39 AAC auront été formés.

Le reste de l’expertise locale d’appui conseil recevra une formation en enseignement des adultes et un recyclage deux ou trois ans plus tard afin d’améliorer leur approche et leur capacité de communication lors des entretiens et réunions avec les OP. Cette formation concernera spécifiquement:

(i) 40 TS départementaux dont 11 TS production, 11 TS génie rural et 18 facilitateurs de CEP et;

(ii) 26 producteurs animateurs de CEP.

Sous composante 1.2: L’intensification des productions

Celle-ci visera à augmenter la production et la productivité du riz et de l’oignon des petits exploitants à travers (i) l’auto-encadrement technique des producteurs; (ii) les CEP; (iii) le programme semencier et; (iv) l’amélioration de l’accès aux intrants et petits équipements agricoles.

Concernant l’auto-encadrement technique des producteurs, l’objectif est de créer des capacités techniques d’auto- développement au sein des groupements de producteurs/trices et des villages liées aux productions de riz et d’oignon. Il sera formé par des membres des groupements co-optés par leurs pairs et qui se dédient à un des trois domaines dans lesquels les groupements ont un besoin prioritaire d’appui, c’est-à-dire:

(i) l’identification des parasites et des maladies qui attaquent le riz et l’oignon, et le conseil en matière de lutte et de maintien d’un état sanitaire satisfaisant (auxiliaires de défense des cultures);

(ii) la diffusion des machines agricoles et des motopompes adaptées aux petits paysans ou à leurs organisations (auxiliaires de mécanisation) et;

(iii) la répartition de l’eau d’irrigation dans les réseaux collectifs (aiguadiers). Au total, le projet formera 2 860 auxiliaires de production dont 2160 dans la filière riz et 700 dans la filière oignon. Dans ce cadre le projet appuiera les activités suivantes:

  •  la formation des auxiliaires de production au sein des GIC à travers:(a) une formation spécialisée initiale de trois jours dams leur spécialité; (b) des recyclages annuels de trois jours par thèmes identifiés en fonction des problèmes rencontrés; (c) la fourniture d’un kit d’équipement individuel spécialisé à chaque auxiliaire ayant participé aux stages de formation avec succès; et (d) l’organisation de cinq voyages d’étude (3 pour le riz et 2 pour l’oignon), un par spécialité, pour 14 auxiliaires et un accompagnateur du projet à chaque voyage avec restitutions ultérieures des résultats aux non participants à l’occasion notamment des journées portes ouvertes au niveau des CEP ou des unions;
  • la formation agricole spécialisée des 39 AAC recrutés par le projet (30 filières riz et 9 filières oignon) sur la notion de filière et la culture du riz et de l’oignon en année 1 et des recyclages orientés principalement sur les problèmes agricoles rencontrés par les participants dans leur travail en années 3 et 5;
  • le recyclage technique spécialisé de 11 techniciens spécialisés départementaux du MINADER en appui à la production agricole susceptibles d’appuyer les GIC et leur auto-encadrement à la demande (formation, conseils techniques) incluant: (a) une formation de cinq jours en année 1 sur la notion de filière et la culture du riz et de l’oignon; (b) un recyclage de trois jours en année 3 pour aborder les problèmes rencontrés sur le terrain et;
  •  un atelier technique annuel à partir de l’année 2 organisé au niveau de chaque antenne régionale réunissant les délégués régionaux et départementaux concernés et les cadres du projet afin de discuter les résultats de l’année précédente et le programme à venir.

S’agissant de la mise en place des CEP,  elle répond à la nécessité de trouver avec les producteurs des solutions adaptées à l’agriculture paysanne pour aborder certains problèmes qui se posent au segment production des filières riz et oignon. Cette approche est déjà utilisée avec succès par le PNDRT. En plus des activités de suivi aux champs, le projet appuiera des processus parallèles qui privilégient la diffusion des acquis des CEP à l’auto-encadrement des producteurs (auxiliaires de production) au moyen des journées portes ouvertes et leur pérennité à travers la formation de producteurs animateurs paysans. Les sujets abordés peuvent varier considérablement et concerner notamment:

(a) pour le riz: le système de riziculture intensive – SRI, la riziculture pluviale sous couvert végétal dans le Nord Cameroun, la perte de fertilité et la dépendance aux fertilisants minéraux, la difficulté du travail du sol, la faible productivité du travail agricole, la consommation excessive d’eau d’irrigation, le taux élevé d’impureté dans le paddy et les dégâts importants causés par les oiseaux et;

(b) pour l’oignon: les pertes importantes liées à la conservation, l’utilisation dangereuse des insecticides et les maladies fréquentes et nombreux prédateurs. Au total 19 CEP pour le riz (11 sites bas-fonds et 8 sites pluvial) et 7 CEP oignon auront été mis en place pendant la durée du projet. En fin de projet, 950 producteurs de riz (hommes ou femmes) et 350 maraîchers producteurs d’oignons auront été formés au sein des CEP et plus de 10 000 producteurs de riz et 3 000 producteurs d’oignon bénéficieront des journées portes ouvertes avec une priorité pour les auxiliaires de production. Ces CEP seront animés par:

(i) 18 facilitateurs de CEP (11 riz et 7 oignon) fournis par le MINADER et choisis parmi les techniciens spécialisés départementaux intéressés et compétents et;

(ii) 26 producteurs animateurs (1 par CEP) qui seront formés pour prendre progressivement la relève des facilitateurs du MINADER et assurer la pérennité des CEP.

En outre, la mise en œuvre de ces CEP inclut notamment les activités suivantes:

(i) l’organisation d’un atelier introductif au niveau de chaque antenne réunissant les principaux intervenants intéressés dans le zone (MINADER, IRAD, autres projets, ONG, etc.);

(ii) la préparation et la validation en ateliers provinciaux de trois manuels d’observations: riz de bas-fonds irrigué, riz pluvial et oignons;

(iii) la formation des facilitateurs et des producteurs animateurs de CEP (voyages échanges d’expérience, matériel pédagogique, formation enseignement adulte );

(iv) des ateliers annuels des animateurs de CEP (facilitateurs et producteurs) afin de discuter et d’harmoniser les aspects logistiques d’organisation des CEP et de susciter les échanges d’expériences; (v) des journées portes ouvertes pour diffuser et échanger les résultats des CEP notamment au niveau des auxiliaires de production des GIC (deux journées par CEP, par culture et par cycle)et;

(vi) des réunions hebdomadaires ou bimensuelles d’observation sur le terrain et de décisions d’interventions partagées par tous les membres au niveau de chaque CEP.

En matière de mise en oeuvre du programme semencier, la contribution du Projet vise à ce que 30% des superficies des GIC appuyés par le projet soient cultivées avec des semences améliorées et certifiées, ce qui représente 1 260 ha de riz et 840 ha d’oignon. Le projet appuiera un centre semencier de riz par antenne qui correspond à des zones agro-écologiques, à des variétés (NERICA et autres types de semences améliorées adaptées aux différents systèmes de culture de riz) et à des cycles de cultures différents et un centre semencier pour l’oignon dans l’Extrême-Nord. Ces centres seront gérés par des groupements de semenciers.

Sous composante 1.3: Le développement des infrastructures hydroagricoles et la maîtrise de l’eau dans les bas-fonds rizicoles

Celle-ci visera à apporter l’eau nécessaire aux cultures cibles et à améliorer sa gestion à travers les cinq volets suivants: (i) Inventaire rapide des bas-fonds aménageables; (ii) Planification participative des aménagements; (iii) Réalisation des travaux des aménagements; (iv) Consolidation des aménagements; (v) et le renforcement des capacités.


S’agissant de l’inventaire rapide des bas-fonds aménageables, il est question d’avoir une meilleure connaissance du potentiel en bas-fonds cultivés en riz et aménageables pour améliorer l’accès et la gestion actuelle de l’eau, le projet réalisera en première année un inventaire rapide des bas-fonds irrigués dans les régions et les départements cibles du projet.

En matière de planification participative des travaux d’aménagement, les études à mener viseront à engager avec les producteurs, leur GIC et leur union une démarche d’avant projet participatif (APP) devant mener à un accord de partenariat entre le projet et les producteurs pour l’aménagement ou la restructuration d’un petit AHA villageois. Pour réaliser ce travail, les OP seront accompagnées par les AAC renforcés techniquement par les TS-AHA pour la réalisation des études de diagnostic et de dimensionnement et la définition des accords de partenariat. De plus, des visites d’échange sur des sites aménagés seront organisées pour les OP engagés dans une démarche de réalisation d’un APP. Si l’aménagement nécessite la réalisation d’ouvrage plus important ou complexe, des études techniques détaillées seront réalisées par des bureaux d’études expérimentés. La démarche APP sera réalisée sur 207 sites répartis entre les 4 régions cibles.

Concernant la réalisation des travaux d’aménagements, ce volet visera à améliorer ou réhabiliter des petits aménagements villageois existants soit du type petit réseau sur dérivation ou captage de source, soit de riziculture de bas-fonds en faisant un appel préférentiel à des techniques à haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Deux types d’aménagements seront considérés par le projet:

(i) des travaux de consolidation de réseaux traditionnels sur les berges de la rivière Metchum (Nord-Ouest);

(ii) et le développement de petits bas-fonds marécageux ou de fonds de vallée dans l’Extrême-Nord, le Nord et le Haut Makombé (Ouest). L’ensemble des travaux qui ne relèvent pas de la contribution des bénéficiaires sera principalement sous traité à des entreprises locales. Ce volet réalisera l’aménagement de 65 périmètres (520 ha) dans le Nord et l’Extrême-Nord, 80 périmètres (800 ha) dans le Nord Ouest et 31 petits bas-fonds (255 ha) dans l’Ouest. La moyenne des superficies de chaque périmètre est entre 8 à 10 ha.

Concernant la consolidation des aménagements, il est question d’appuyer les producteurs, leurs GIC et leurs unions dans la consolidation des aménagements entrepris et à accompagner la mise en eau et la première campagne de production rizicole. Il s’agit principalement d’activités de consolidation des zones aménagées (voies d’accès, magasins polyvalents, etc.) et d’accompagnement des OP par les AAC avec l’appui technique ponctuel des TS-AHA et du spécialiste GR de l’antenne pour superviser les différents travaux d’aménagement et de consolidation. Les principaux résultats attendus sont notamment la construction ou réhabilitation de 210 petits aires de battage et plus de 61km de pistes d’accès aux sites de production, ainsi que l’audit au niveau de la gestion de l’eau de tous les périmètres aménagés durant la première campagne.

En matière de renforcement des capacités, l’action du Projet visera à renforcer les capacités des OP, des services techniques et des prestataires de service concernant la gestion des petits aménagements hydroagricoles villageois. En ce qui concerne les producteurs villageois, le projet aidera à mettre en place des comités de gestion de l’eau opérationnel, à amorcer une auto-gestion des aménagements et à appuyer les premiers travaux d’entretien du réseau et parcelles à travers notamment l’animation de rencontres bilan de campagne au sein des GIC et unions pour auto-évaluer les activités menées et un appui (formation, accompagnement) à la mise en place des auxiliaires chargés de la gestion de l’eau au sein des GIC (aiguadiers). Le PADFA appuiera également l’autoévaluation croisée et la capitalisation des expériences entre les comités de gestion de l’eau d’une même zone d’intervention. Pour les services techniques et les prestataires, le PADFA diffusera auprès des différents prestataires de services les éléments de l’approche gestion participative de l’irrigation et ainsi appuiera la capitalisation et recadrera au niveau des régions et du pays les expériences acquises au niveau du projet à travers:

(a) l’organisation de sessions d’autoévaluation du travail accompli;

(b) l’élaboration de notes méthodologiques et de guides pratiques;

(c)et la capitalisation, par les services techniques de la Direction nationale du génie rurale (DNGR) du MINADER, des leçons du projet (missions d’appui technique et de suivi, revue annuelle de l’avancement du projet, gestion intégrée des bassins versants, préparation et diffusion d’un manuel pratique sur la gestion des petits aménagements hydroagroicoles de bas-fonds, etc.). Les principaux résultats attendus sont la mise en place et l’opérationnalisation de 207 nouveaux comités de gestion de l’eau, la mise en œuvre de 75% des plans d’entretien, la maîtrise de l’approche gestion participative de l’irrigation par les prestataires de services contractés et les services techniques concernés du MINADER et la préparation et la diffusion d’un mémento technique et de gestion des petits aménagements hydroagricoles.

Les principes d’intervention en matière d’aménagement hydroagricole (AHA) seront:

(i) la priorité sera donnée à la réhabilitation et/ou l’amélioration des aménagements villageois existants et aux superficies cultivées en riz;

(ii) la gestion des bas-fonds aménagés sera basée sur la mise en correspondance des GIC avec les unités du maillage hydraulique de l’AHA et la mise en place de la gestion de l’AHA via une Union;

(iii) une clarification foncière préalable et une reconnaissance de droit d’usage à long terme au profit de l’OP validée par les autorités requise avant d’améliorer ou de réhabiliter tout aménagement ;

(iv) le recours à des réseaux simples gérables par les organisations de producteurs;

(v) le recours préférentiel à des travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) rémunérés pour les interventions majeurs; 

(vi) Et le recours à des opérateurs privés (et/ou tâcherons) en contrat avec les OP pour la construction des ouvrages et du réseau principal d’adduction et de drainage. Dans la mesure du possible, les OP seront les maîtres d’ouvrage et accompagnés par les AAC recrutés par le projet avec un appui technique à la demande fourni par 11 techniciens spécialisés départementaux (génie rural) du MINADER (TS–AHA).

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