La Coordonnatrice Nationale du PADFA a profité de son séjour dans le Grand-Nord, à l’occasion des obsèques de feu le Chef d’Antenne de Maroua, pour faire le point sur certaines activités liées au fonctionnement local du PADFA.

 Tout a commencé à Yagoua, avec une réunion avec le Délégué Départemental de l’Agriculture et du Développement Rural du Mayo-Danay, le responsable AVRDC Maroua, les coopératives présentes aux obsèques et certains anciens TS et AAC. Maître mot de la séance : rassurer les coopératives de ce qu’après le décès du Chef d’Antenne, elles ne seront pas abandonnées à elles-mêmes, à charge pour elles de saisir en cas de besoin soit les TS qui sont sur le terrain, soit le Superviseur Technique de l’Antenne ou directement un cadre de l’UCGP. Et concernant les activités à venir de ces coopératives, Mme Marigoh les a invitées à rester dynamiques pour pouvoir bénéficier en priorité des appuis du PADFA II.

Par la suite, la CN s’est déportée à Maroua, où elle a également beaucoup travaillé. D’abord à la DRADER Extrême-Nord, pour une séance de travail destinée principalement à présenter le Superviseur Technique Régional PADFA comme le responsable qui appuiera désormais le fonctionnement minimal de l’Antenne : une idée entérinée illico par le DRADER-EN en sa qualité d’autorité de tutelle.

Ensuite, dans les locaux de l’antenne PADFA, où elle a eu à régler des questions relatives à la gestion de la structure, lors d’un entretien avec Chaibou Amadjang l’actuel Superviseur Technique Régional. À l’issue des négociations menées à cette occasion, les deux parties se sont mises d’accord sur les modalités de travail, accord sanctionné par la signature d’un procès-verbal en bonne et due forme, mentionnant pour 6 mois les responsabilités de M. Amadjang.

Après cette rencontre, Mme Marigoh a poursuivi avec une autre réunion élargie jusqu’aux personnels d’appui de l’antenne (gardiens et chauffeurs), dans le but de les informer des nouvelles dispositions relatives à la permanence, en particulier les gardiens, à qui il a opportunément été rappelé qu’ils seront désormais sous la tutelle de M. Amadjang.

Après Maroua, la CN a effectué un arrêt surprise à la coopérative de Tchontchi, sur le chemin de retour pour Garoua. Elle a eu à échanger avec les membres présents en plein travail de vannage de leurs semences d’oignon récemment récoltées.

 Le PCA Adamou Ngoura profité de cette circonstance exceptionnelle pour soumettre certaines doléances à la patronne, ce à quoi cette dernière a répondu en encourageant la coopérative à régler en priorité les problèmes liés à la structuration, avant de leur promettre un passage à Tchontchi dans un bref délai.

À son arrivée à Garoua, la CN a pu rencontrer une coopérative de transformation d’oignon et d’ail de la cité. Au menu : échanges avec des membres qui ont présenté les différents produits transformés, au sujet desquels elle a exprimé son admiration, tout en leur recommandant de persévérer dans le travail, dans l’attente du PADFA II qui arrive.

S’agissant toujours des acteurs de la filière oignon du Nord, elle n’a pas hésité à se rendre au marché dédié à ce produit dans la ville. Il s’agit d’une initiative de la coopérative Bembal Tignere, une jeune structure dont le PCA a directement émis le vœu de faire partie des bénéficiaires du PADFA dès que possible.

 Une idée encouragée par Mme Marigoh, qui leur a simplement recommandé de prendre attache avec les Services Administratifs Régionaux pour avoir les autorisations nécessaires, de se professionnaliser sur un seul domaine d’activité, d’encourager les femmes et les jeunes à adhérer à la coopérative, entre autres.

Les descentes se sont poursuivies par une rencontre avec le chef de la Station IRAD-Garoua à Bockle, au cours de laquelle on a directement revisité le partenariat entre l’institution de recherche et le PADFA.

 Le principal résultat ici a été la désignation sur-le-champ du point focal en charge de conduire les activités du PADFA au sein de l’IRAD, en la personne de Kaouvon Philemon, généticien.

Pour clôturer cette mission éclair, la boss s’est rendue à Kismatari, chez les membres de la coopérative des semenciers riz de la place. Le PCA a saisi l’aubaine de cette visite inattendue pour soumettre quelques problèmes, en particulier l’accumulation des semences non vendues dans le magasin, cause d’une certaine démotivation des membres ou encore le processus de sécurisation foncière du site du magasin, en cours.

Après les encouragements de la CN, le président de la COOP-CA KALSENDI l’a vite rassurée quant aux perspectives de la prochaine campagne agricole pour laquelle il a annoncé l’exploitation de plus de 100 ha de NERICA 3 et L36, nonobstant ces difficultés.

Share.

About Author

Leave A Reply

themekiller.com