Mme Hélène Marigoh a été la première à annoncer la disparition d’Abel Bougolla. Après la sidération causée par le décès du Chef d’Antenne PADFA de Maroua, elle revient ici sur la personnalité du défunt, dans un témoignage qui rend justice à un collaborateur exceptionnel. Interview :

  • Le PADFA vient de perdre un de ses principaux cadres. Quelle est votre réaction à la disparition d’Abel Bougolla ?

« Ce décès m’attriste vraiment beaucoup, compte tenu de la relation particulière que j’avais avec lui au sein du PADFA. Je suis très touchée, d’autant plus que J’ai personnellement suivi de bout en bout ses deux ans de maladie, pendant lesquels il a beaucoup souffert, surtout ces derniers mois : je sais donc par quoi il est passé, combien il s’est battu pour recouvrer la santé et vivre. Je suis désolée qu’il n’ait pas pu guérir, désolée aussi pour sa famille, sa jeune femme et ses enfants en bas-âge qu’il laisse ».

  • En tant que collaborateur, quelle image gardez-vous d’Abel ?

« Sa disparition est une grande perte pour le PADFA. En effet, depuis que je l’ai connu il a beaucoup contribué à relever l’image du Projet. C’était un très grand travailleur, déterminé, toujours disponible et surtout axé sur les résultats en ses qualités de bon technicien et d’excellent ingénieur. Il a mis toute sa compétence au service du PADFA pendant les moments critiques du Projet. Je rappelle à ce sujet qu’il a intégré le PADFA en 2017, quand nous faisions face à tous les défis pour réaliser nos objectifs : la contribution d’Abel à l’atteinte des résultats qu’on a eus a été très déterminante, que ce fût par ses choix, par ses conseils ou même par sa gestion des activités du Projet. Il a toujours été quelqu’un de très engagé dans tout ce qu’il faisait, et c’est ainsi qu’il a été particulièrement impliqué dans le processus d’achèvement du PADFA l et la phase de formulation du PADFA II.

Je dois encore ajouter que j’ai beaucoup admiré son sens des relations : elles étaient très fluides avec ses partenaires, notamment les acteurs de terrain. Très sociable, jouant pleinement son double rôle de fils de l’Extrême-Nord et de responsable du PADFA, les coopératives se sentaient très proches de lui : il avait donc une parfaite maîtrise de sa zone d’intervention.

Au-delà de tout cela, je trouve que sa disparition est une grande perte même pour le Cameroun : Abel était de ces jeunes avec une telle substance qu’ils peuvent aider à changer nos facteurs de développement et améliorer par là les conditions de vie de nos populations »

  • Pour finir, quelle serait selon vous la meilleure formule d’adieu à Abel ?

« Nous auront évidemment l’occasion de lui rendre un ultime hommage et de l’accompagner à sa dernière demeure. Mais déjà, je prie Dieu qu’il repose en paix. Et je lui dis : merci encore pour tout ce qu’il a apporté au niveau du PADFA ! Merci surtout pour cette leçon de vie qu’il nous a donnée sur le plan personnel, avec l’exemple de ce combat pour la vie qu’il a mené avec courage, sans jamais désespérer !

Que Dieu nous donne la force de continuer sans lui ce que nous avons commencé et entrepris ensemble, et que nous allons poursuivre après lui ! »

 

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