Pour M. Gabriel MBAIROBE le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, le PADFA ll part du bon pied et réunit les conditions de la réussite. Interview:

  • Le PADFA II est sorti des fonts baptismaux. Quel place lui assignez-vous, en particulier concernant la production rizicole au Cameroun ?

Je dois dire que le PADFA II arrive à point nommé, et vient s’inscrire en droite ligne dans la politique du Gouvernement en matière de riz. Nous envisageons en effet de produire 600 000 t dans les 5 prochaines années. Il est vrai que dans ce sens le Gouvernement a déjà aménagé des périmètres irrigués pour la production du riz à travers d’autres projets tels que VIVA-Logone, VIVA-Bénoué, SEMRY, Grassfield avec UNVDA, Monts-Mbapit, PRODERIP. Sur ce plan l’objectif est de produire 500 000 t sur les  50 000 ha réalisés par ces projets. Mais nous attendons aussi 150 000 t de riz blanchi de la production pluviale. Le PADFA II quant à lui a pour objectif justement de produire 100 000 t de paddy par an, pour environ 65 000 t de riz blanchi : le Projet est donc une composante très importante pour l’atteinte des objectifs du Gouvernement. Pas seulement en matière de de production, mais également en matière de structuration et de professionnalisation des communautés paysannes produisant le riz. Idem pour les équipements: comme vous le savez le PADFA construit des magasins multifonctions qui permettent aux paysans non seulement de stocker leur production, mais aussi de s’intégrer dans une culture de l’épargne à travers le warrantage, tout en bouclant les chaînes de valeurs avec la fourniture de petites unités de décorticage installés dans ces magasins. En outre, cette 2ème phase nous permettra d’accentuer la mécanisation des coopératives, par exemple avec des petits tracteurs et des équipements de moissonnage et de battage. On peut ajouter à cela des actions efficaces sur les volets commercialisation et traitement post-récolte. À tous ces titres, je dis que le PADFA II constitue donc véritablement un “bras séculier” dans le domaine de la production rizicole au Cameroun”.

  • À votre avis quelles sont les conditions de réussite du PADFA II ?

Le Projet a déjà adopté une approche méthodologique-je dirais même scientifique- intéressante dès le départ, en commençant par identifier et caractériser les bassins de production. Sa ligne directrice est de mettre en avant les communautés paysannes en tant que réels opérateurs de terrain, et c’est un excellent point. Enfin il s’applique  à faire intervenir ou à impliquer à ses côtés tous les autres programmes et projets du MINADER: je crois que ces initiatives et dispositions sont déjà des indicateurs de réussite. En un mot je suis très optimiste !

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