• L’une des activités prioritaires pour la mise en œuvre du PADFA II est l’identification et la caractérisation des bassins de production du riz et de l’oignon, avec pour objetif de finaliser une liste qui en répertorie dûment les potentialités et les contraintes.

Les raisons d’engager une étude à ce sujet dès l’entame même du Projet sont multiples, et tiennent pratiquement toutes à des déficits constatés lors du PADFA l.

D’abord, tous les bassins de production des régions couvertes par la première phase du Projet n’ont pas été touchés par la mise en œuvre des activités : il est donc nécessaire d’actualiser les informations sur les anciens bassins en intégrant ceux qui n’avaient pas été pris en compte à l’époque. Ensuite, comparativement au PADFA I, les zones d’intervention du PADFA II ont été revues à la hausse. Le Projet sera en effet présent dans 14 Départements, contre 10 seulement auparavant, toujours dans le Nord (Bénoué, Mayo-Louti, Faro, Mayo-Rey), l’Extrême-Nord (Mayo-Danay, Mayo-Sava, Mayo-Kani, Mayo-Tsanaga, Diamaré, Logone-et Chari), l’Ouest (Ndé) et le Nord-Ouest (Mezam, Menchum, Ngoketundja).

De même, les données détaillées sur la caractérisation des bassins de production, pourtant capitales pour une planification efficace et efficiente de la mise en œuvre des activités, ne sont pas disponibles. Enfin, les informations sur les nouveaux bassins, relatives aux acteurs en présence, leur rôle, les potentialités et les contraintes des filières riz et oignon, sont marginales.

De manière spécifique, il s’agit de répertorier et localiser les bassins de production pouvant accueillir le riz et l’oignon ; d’évaluer l’accessibilité des nouveaux bassins (état des voies de desserte, villes avoisinantes etc.) ; d’identifier de nouveaux sites aménageables ; d’apprécier le niveau de structuration et le dynamisme des producteurs à la base ; d’évaluer le potentiel dans les volets post-récolte et transformation ; d’apprécier le niveau d’implication des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables, ainsi que l’accès à la la terre et la sécurisation foncière ; d’évaluer les ressources humaines et matérielles locales (main-d’œuvre, personnel d’encadrement, potentialités de mécanisation, modes de culture), les projets et autres structures d’appui/encadrement potentiellement présents dans le bassin et les domaines d’intervention.

Vaste chantier donc. Mais il s’agit d’un préalable absolument nécessaire pour que le PADFA II soit engagé sous les meilleurs auspices.

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