C’est bien BARA Robert, le PCA de la Coopé de Damdam, qui s’alarmait il y a 2 ans à la simple idée de ne plus voir le PADFA s’occuper de son groupe. Il disait même qu’ils allaient « seulement mourir » puisqu’ils ne voyaient aucun autre partenaire à l’horizon capable de leur apporter ce que le Projet leur a donné. Aujourd’hui, ce même PCA est plutôt content de leur situation. Interview:

  • Comment les choses ont-elles marché chez vous depuis que le PADFA est parti ?

« Plutôt bien, je dois l’avouer puisque j’étais franchement inquiet ! En fait nous avons continué sur la bonne lancée grâce aux acquis du Projet. Et Dieu merci, nous n’avons pas fait face à des difficultés particulières au niveau de la coopérative »

  • S’agissant de la production du riz, quelles ont été vos performances ?

« Il faut dire que la saison dernière n’a malheureusement pas été très bonne : il n’a pas plu assez, et l’eau s’est retiré précocement de beaucoup de parcelles. Néanmoins les membres de la coopérative ont atteint un rendement moyen de 3 tonnes à l’hectare. Étant donné que nous avons exploité 156 ha en tout, on est arrivé à 468 tonnes. Pas mal, vu la contrainte ! »

  • Justement, comment avez-vous géré ce problème de manque d’eau ?

« Nous avons utilisé les motopompes mises à notre disposition par le PADFA certes, mais c’était uniquement sur le périmètre aménagé. Mais là encore les moyens nous ont fait un peu défaut : ce que les membres ont pu cotiser pour le carburant n’a pas été suffisant »

  • Et quid de la commercialisation ?

« On s’est battu ! Il faut savoir que nous avons reçu le financement seulement le 3 janvier, donc longtemps après la récolte. Nous avons donc dû acheter du riz auprès des producteurs et le stocker au magasin de la coopérative. Cela nous a permis d’avoir quand même un petit bénéfice de 204 000 FCFA à la revente »

  • Donc, Damdam n’est pas orphelin du PADFA comme vous le craigniez ?

« Les choses n’ont pas été faciles pour nous, c’est vrai. Mais nous savons que le PADFA n’est pas parti pour de bon. Ça nous maintient à flot car nous espérons retrouver son accompagnement »

  • S’agissant du PADFA II, avez-vous des attentes particulières ?

« Certes ! Il y a d’abord l’AHA : il ne nous ne suffit plus, avec seulement 68 ha. Nous souhaitons donc d’autres aménagements semblables Ensuite il faut dire que nous devons encore aller louer les engins de labour à la SEMRY, puisque les motoculteurs qu’on nous a donnés se sont avérés trop petits et peu efficaces. Ça coûte cher. L’idéal serait même qu’on nous fasse acquérir un tracteur. Enfin il faudra que le Projet revoie le montant du fonds de roulement : 5 millions c’est vraiment limite, quand on vise un bénéfice substantiel »

  • Une pensée pour la Coordonnatrice Nationale ?

« Nous ne cesserons de la remercier, car c’est vraiment grâce à elle que nous vivons aujourd’hui. Nous souhaitons vivement qu’elle revienne nous soutenir comme elle nous y avait habitués avant ! ».

Share.

About Author

Leave A Reply

themekiller.com