Le PADFA est de nouveau sous les projecteurs ! Cette fois-ci ceux braqués incidemment dans « GRAND FORMAT », la plage phare quotidienne de « CAMEROUN-MAGAZINE », édition du 21 mars 2019, à 12h 25. Ceci est un évènement quand on sait qu’à la CRTV-Radio c’est le prime time en mi-journée : on peut donc dire que la Coordonnatrice Nationale a eu là une bonne occasion de parler du Projet, de ses réalisations, ainsi que de ses perspectives à moyen et à long terme. Mme Marigoh a répondu sans fioritures aux questions de Félix Anicet Noah dans les locaux du PADFA. L’interview intégrale :

  • Félix ANICET NOAH : « Lors du lancement de la campagne 2019 dernièrement à Bangangté, le MINADER a fixé le cap sur la « révolution agricole » dans notre pays. Le PADFA est concerné par ce challenge, n’est-ce pas ? »
  • Hélène Marigoh : « Bien évidemment : le PADFA est un instrument fort du MINADER, dans ses objectifs sur les filières riz et oignon. Il a reçu un appui financier conséquent du Gouvernement, via le FIDA, pour développer ces filières en améliorant leur productivité, la conservation, la transformation des produits et leur mise en marché. »
  • F.A.N. : « On parle là des objectifs. Que fait concrètement le PADFA pour les atteindre ? »
  • H.M. : « Le Projet se trouve aujourd’hui entre 2 cycles. Le premier, de 2010 à 2017, s’est achevé avec des résultats intéressants. Nous sommes maintenant en train de nous engager sur une 2ème phase de 6 ans. La vision est d’améliorer ce qui a été fait – avec réussite – en matière d’accompagnement des producteurs à la base. Et pour commencer par le plus important, l’appui à la production. Il faut dire qu’entre 2013 et 2017, le PADFA a contribué à faire grimper la production de riz de, tenez-vous bien, 165% dans nos zones d’intervention ! C’est dire l’impact décisif du Projet de ce point de vue. En fait, le PADFA a contribué à faire adopter les techniques de production les plus adéquates aux producteurs, en les formant assidûment sur les itinéraires techniques normalisés, en instaurant un meilleur accès aux semences sélectionnées et aux intrants de qualité. Résultat : aujourd’hui, sur un rendement initial de 3/4 t à l’hectare, les riziculteurs que nous accompagnons caracolent facilement à 5/6 t. Mais au-delà de la production, il y a tout ce qui concerne la chaîne des valeurs pour le développement de nos filières. Les activités post-récolte sont ici en question, notamment tout ce qui regarde le traitement du riz et sa conservation. Rappelez-vous : le Ministre vient à ce sujet d’inaugurer 2 magasins multifonctionnels de transformation du riz dans notre antenne de Bamenda, dans les arrondissements de Foumbot et de Koutaba. Le PADFA en a construit 23 de ce genre, pour le riz mais aussi pour l’oignon, partout où nous travaillons : dans l’Ouest donc et au Nord-Ouest, mais aussi dans le Nord et l’Extrême-Nord. Tous ces magasins sont, pour ce qui est du riz, équipés d’unités de décorticage. On peut aisément en déduire  la valeur ajoutée des produits de cette transformation, là où on ne vendait auparavant que du paddy pour pas grand chose ! Je dois mentionner aussi, entre autres réalisations, la structuration même des coopératives : c’est bien le PADFA qui a matérialisé ici et là l’idée que les producteurs doivent se mettre ensemble, dans des structures dûment immatriculées, pour la plupart avec conseil d’administration. Elles peuvent désormais bénéficier de services communs. Ceci a permis comme jamais auparavant de réduire la pénibilité de certains travaux avec les équipements communautaires par ailleurs pourvus par le PADFA. Si on compare avec la situation d’avant, l’évolution est impressionnante ! »

  • F.A.N.« OK. Mais ce riz, on ne le voit pas beaucoup sur les marchés ! Et on dit qu’il coûte cher ! »
  • H.M. : « Il est pourtant effectivement disponible sur les marchés ! Notre démarche est justement qu’il le soit de plus en plus. En fait, sa qualité gustative milite pour lui : il est excellent, naturellement parfumé. Ce serait une bonne raison de l’acheter un peu plus cher que le vrac importé. Mais pour baisser le prix à l’étal, on revient à ce que le PADFA fait depuis auprès des coopératives: en aidant les producteurs à réduire la pénibilité de leur travail, en boostant la productivité et en diminuant les pertes après-récolte, il est évident que notre riz sera compétitif sur le marché, s’agissant du prix ! ».
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