Les performances satisfaisantes des coopératives de l’antenne de Bamenda depuis 15 mois tiennent certes à l’engagement remarquable de la plupart des coopérateurs eux-mêmes. Mais on ne peut omettre que sans l’apport des quelques agents d’appui-conseil ayant continué à les suivre après le 31 décembre 2017, les choses auraient peut-être été…autre chose. En effet, comme le confirme Élodie BENFANKAM, l’un des AAC encore en activé auprès des producteurs de riz, leur travail a été déterminant :

« Nous avons continué vaille que vaille les appuis sur le terrain. Notamment les formations sur la gestion des documents et la comptabilité, qui sont encore un vrai casse-tête dans les coopératives. On a poursuivi avec elles sur la gestion des stocks, surtout sur la gestion des semences, avec une piqûre de rappel sur les ITP (itinéraires techniques de production), à travers la création et le suivi des champs semenciers de nerica 3, comme sur les 5 ha dédiés à Goundup ».

« N’eût été ce suivi après le départ du PADFA, je ne suis pas sûre que nous aurions  eu les très bons rendements constatés ça et là. En fait, avec les producteurs il y a des attitudes et certaines habitudes ont la peau dure. Sans assistance certains ont tendance à vite oublier les fondamentaux inculqués en son temps par le PADFA. N’oublions pas que la culture du riz n’est pas du tout facile, notamment le riz irrigué ».

« Notre assistance était de toute façon bien justifiée pour une raison fondamentale : la plupart des coopératives sont encore très jeunes. D’ailleurs si on peut vraiment parler de leur autonomisation, j’ose dire que 5 ans est un horizon raisonnable ».

« Pour le PADFA ll, en termes d’encadrement il faudrait remettre l’accent sur les points faibles récurrents des coopératives. J’insiste sur la gestion parce que les producteurs sont têtus : ils abandonnent souvent les semences certifiées pour des raisons farfelues, d’où la nécessité d’une meilleure sensibilisation sur ce point important. Autre priorité : la petite mécanisation. Quand nous qui sommes sur le terrain constatons que plein de gens continuent de travailler manuellement, c’est pénible. Un seul motoculteur pour les 75 ha actuels de Koutaba par exemple, c’est insuffisant pour un groupe qui ambitionne de mettre en valeur 3000 ha de bas-fonds en attente d’aménagement ».

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