Serge Elie NGOUANFO, Chef de l’antenne PADFA de Bamenda :

« Depuis l’achèvement du PADFA, le travail a continué dans l’Antenne. D’abord, le dispositif prévu d’appui aux coopératives a été effectivement actif même avec un staff réduit : le Coordonnateur de l’OAP et 2 superviseurs seulement (l’un pour le Nord-Ouest et l’autre pour l’Ouest), dans les activités d’animation. Ces superviseurs techniques ont poursuivi le travail avec les coopératives suivant le cahier de charge  établi à leur intention. En fait on avait constaté la persistance de certaines insuffisances au niveau de l’organisation, d’où cette activité qui a bien permis de maintenir toutes coopératives à jour. Idem, partout on a responsabilisé les organes de base en  créant  des comités en charge des questions techniques. De plus, on a instauré un système de réunions mensuelles desdits comités afin que le fonctionnement des organes des coopératives soit harmonisé.  Enfin, l’appui à la production et à la commercialisation a été maintenu, sans oublier la mise en place de champs semenciers ».

« S’agissant des résultats en termes de production, pour le moment la compilation des données étant en cours, on ne peut pas apprécier en chiffres l’évolution par rapport à la période d’activité PADFA. Cependant on peut dire que la production s’est bien maintenue partout, sauf dans quelques coopératives du Nord-Ouest, pour des raisons évidentes ».

« En ce qui concerne justement  le Nord-Ouest, il est vrai que la situation sécuritaire générale de la région a eu des impacts dans notre zone d’intervention. Mais fort heureusement, là où se situent nos coopératives,  ils se sont révélés moins dévastateurs qu’ailleurs : les producteurs ont eu par conséquent la possibilité de continuer à vaquer à leurs activités après dans un premier temps avoir déserté les rizières. Notre seule crainte est qu’ils n’aient pas conservé les itinéraires techniques auxquels  le PADFA les a formés. Un chose est sûre : la production ne sera pas trop affectée par ce climat délétère ».

« Je suis extrêmement optimiste quant à l’avenir de la riziculture dans l’antenne de Bamenda. D’abord, nous avons des producteurs très motivés ; ensuite du point de vue agro-écologique, l’Ouest et le Nord-Ouest sont des zones particulièrement propices à la riziculture. De même sur le plan de la consommation des ménages locaux, le riz fait partie des coutumes culinaires établies ; et on a constaté que la variété que le PADFA a introduite  est extrêmement appréciée par les populations locales et même celles des autres régions : elles n’ont donc plus besoin d’acheter un riz venant d’ailleurs. Autant d’avantages qui permettent d’affirmer qu’il n’y a aucune raison d’être inquiet quant au futur ! ».

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