NGOUPAYOU INOUSSA, PCA COOPCARIFO (Coopérative avec Conseil d’Administration des Riziculteurs de Foumbot)

« Nous avions beaucoup travaillé avec le PADFA avant la clôture du Projet, dans un long processus. Il y a eu beaucoup de formations des riziculteurs, des responsables administratifs et financiers etc.  Avec tout ce renforcement des capacités, les coopérateurs étaient vraiment parés pour continuer les activités impulsées par le PADFA. C’est ce que nous avons fait depuis, toujours dans l’esprit de pérenniser les acquis. De même, avant l’arrêt des activités du Projet, nous avions déjà obtenu un magasin multifonctionnel et du petit équipement : une décortiqueuse, une machine de labour. Sans oublier un fonds de roulement de 5 millions CFA. Tout était donc en place pour que la coopérative réussisse ».

« Maintenant, si on veut parler de la production du riz, le chiffre du tonnage ne donnera pas une bonne visibilité de l’évolution de nos activités post-PADFA. Il se trouve en effet que tous les canaux du bas-fond que nous cultivons, accessibles les années antérieures, ont été bouchés ces derniers temps, ce qui a diminué énormément notre espace cultivable. Mais malgré cette diminution nous avons considérablement accru notre rendement : on est passé de  3-4t à l’hectare, à 5-6, parfois 6,5t/ha. Une augmentation de la superficie signifiera donc une production conséquente. Le problème cette année est que nous avons connu une inondation du bas-fond à cause de l’envasement des canaux qui  gêne l’écoulement de l’eau  vers l’aval ».

« L’un des principaux acquis du PADFA que nous pérennisons avec enthousiasme est le warrantage, inconnu chez nous auparavant. On a constaté que c’est une base essentielle pour la coopérative; et en termes de revenus, c’est formidable!»

« Si la COOPCARIFO est éligible au PADFA ll, la première des choses que nous demanderions et la plus importante, c’est encore l’aménagement du bas-fond, dont d’autres démembrements du MINADER pourront évidemment se charger le cas échéant. Ensuite, il y a les équipements. Nous avons certes reçu du Projet une décortiqueuse de 1ère catégorie, or pour un riz transformé de qualité il faut une meilleure machine. On peut même penser à une véritable unité de transformation, avec des équipements plus modernes. »

« Finalement, nous pouvons affirmer que la « greffe PADFA » a définitivement pris ici à Foumbot. Seulement nous voulons passer à la vitesse supérieure. Il y a  donc encore du travail : sur les mentalités, sur l’amélioration de la gestion, et sur la structuration même de la coopérative. Nous projetons ainsi, d’ici la fin de la saison, de recruter un vrai directeur pour la structure, qui avec une équipe formelle va gérer tout de manière permanente et professionnelle. Ce n’est pas le travail d’un PCA ! ».

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