La mission de formulation du PADFA ll a livré sa copie le 7 décembre 2018, lors d’un atelier de restitution au MINADER de l’aide-mémoire résultant de pratiquement 3 semaines de consultations et de travail de terrain. Cheville ouvrière de la production de ce document soumis à l’appréciation du Gouvernement, M. Oury Diallo le Chef de la mission dévoile ce qui caractérisera le futur Projet.

  • Les PADFA vont se suivre, mais vont-ils se ressembler ?

Pas du tout ! J’ai eu la chance de superviser l’achèvement de la phase l et d’être impliqué dans la formulation du PADFA II : je puis donc vous assurer qu’il y aura des évolutions significatives.

  • Par exemple ?

Dans la première phase on a beaucoup plus travaillé sur les actions de production, sans vraiment s’investir sur l’aval à cette production, par manque de temps et parce-que, en fait, ce maillon-là  n’avait pas été privilégié dans la formulation initiale. Cette fois-ci on partira du marché en introduisant la notion de qualité, et en travaillant avec des acteurs privés agrégateurs, de manière à former des transformateurs des productions de qualité garantie, du champ jusqu’au marché. C’est très important !

De même l’appui aux OP : on ne fera plus comme à la phase l, où elles étaient accompagnées de manière indiscriminée, comme un ensemble uniforme. Les OP seront classifiées par niveau de maturité et par qualification : les approches et les appuis seront donc différents selon.

  • Et quid des financements des coopératives ?

Effectivement, là encore les choses vont changer. On va mettre en place un système d’accès aux financements dynamique en collaboration avec les Établissements de Micro-Finance, de manière à autonomiser les coopératives après un fonds starter initial : elles n’auront donc plus recours à une subvention permanente pour leur fonctionnement.

  • La collaboration avec d’autres structures et projets est également accentuée ?

Bien entendu ! Le système de renforcement des capacités sera ainsi offert par des compétences nationales. L’accompagnement de la PLANOPAC, pour tout ce qui concerne la structuration des filières ; la contribution de l’IRAD et de l’AVRDC, appuyés cette fois par la FAO, pour tout ce qui est qualité dans la chaîne de production des semences, etc. Quant à la collaboration avec d’autres projets de développement, elle n’a pas été un point fort à la phase I : le PADFA II va l’accentuer. Par exemple avec le PRODERIP pour les questions d’accès aux semences, le PEA-Jeunes s’agissant de l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, le PIDMA pour la stratégie d’accès aux marchés etc.

  • Mais comment s’assurer que dans tous les cas le PADFA II sera une réussite ?

Avec des éléments forts ! D’abord un projet ne peut bien marcher que s’il y’a une bonne équipe, et il n’y a de bonne équipe que par la rigueur dans la sélection, le suivi- évaluation et la sanction négative ou positive : ce sont là des choses à mettre en avant. Ensuite, le PADFA II devra entretenir une collaboration franche avec le Bailleur. Ça a été bien sûr le cas à la 1ere phase, mais il faudra l’améliorer !

 

 

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