• Au sortir de l’atelier national de présentation du rapport d’achèvement du PADFA, les journalistes ont été édifiés sur l’appréciation des résultats du Projet par le Gouvernement et les perspectives du PADFA II par le FIDA.

Mme ANANGA MESSINA CLÉMENTINE : « DES RESULTATS SATISFAISANTS » 

« L’objectif général du PADFA était de faire face aux difficultés décelées dans les filières riz et oignon, filières dont vous savez l’importance pour notre sécurité alimentaire. Au bilan on peut estimer que cet objectif a en grande partie été atteint.

Durant sa durée d’exécution, le PADFA se devait d’améliorer la production en boostant la productivité des petits producteurs ruraux, cibles du Projet : avec un appui conséquent en semences améliorées, les rendements ont pratiquement été triplés tant pour le riz que pour l’oignon.

Il était question aussi d’infrastructures : le PADFA a construit plusieurs magasins de stockage, de transformation et de commercialisation équipés, et ceci a permis des gains financiers notables aux coopératives que par ailleurs le Projet a contribué à mettre sur pied et à organiser.

Nous pouvons donc dire notre satisfaction sur les résultats du PADFA. Nous concédons cependant qu’il y’a eu quelques problèmes, somme toute inévitables pour un projet qui a été si innovant, notamment en ceci qu’il embrassait les divers maillons des filières, de la production au marché : ce ne fut pas facile. De plus, du côté de certains partenaires auxquels le Projet a fait appel pour des prestations dans le cadre de l’application du ‘’faire-faire’’, très souvent ils n’avaient pas  la réactivité requise : autant de difficultés.

Le rapport d’achèvement a identifié ce qui a bien marché et là où on a connu des blocages, dans l’objectif de mettre en route avec le FIDA une deuxième phase pour consolider les acquis ».

BERNARD HIEN : « DES ACQUIS POUR LE PADFA II »

« A l’issue de la phase l du PADFA, nous envisageons d’élargir le Projet à d’autres filières et à d’autres zones d’intervention afin de toucher une population cible plus importante.

 Cette ambition repose sur plusieurs éléments de succès acquis. A ce jour nous avons impacté plus de 1200 OP, au-delà même des 1100 initialement visés : ceci fait 134 000 personnes de différents ménages touchées, et nous estimons qu’il s’agit d’un plus.

Autre élément de succès sur lequel nous allons bâtir pour la phase 2 : la conservation et la transformation. 16 magasins de stockage du riz ont été construits et équipés, et 6 magasins pilotes pour l’oignon : une innovation introduite par le PADFA au Cameroun.

Idem le warrantage, qui permet de stocker la production en basse saison pour l’écouler quand les prix sont bons. Par exemple pour l’oignon : il fait 12 000 FCFA le sac à la récolte, mais monte à 45 000 4 mois après : grâce à nos magasins les producteurs ont pu obtenir un gain financier considérable.

Il ne faut pas oublier l’introduction du riz de seconde campagne. Traditionnellement, le riz se produit dans les régions où il est cultivé depuis plus de 50 ans, mais on n’a jamais pensé à une deuxième récolte par an. Le PADFA a également innové ici, ce qui a grandement contribué dans l’ensemble à améliorer les revenus des paysans bénéficiaires du Projet ».

 

 

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