Il n’est pas inutile de le rappeler: le PADFA a pour objectif de réduire la pauvreté en milieu rural par l’accroissement des revenus et l’amélioration de la sécurité alimentaire à travers le développement durable et la compétitivité des filières riz (bas-fonds et pluvial) et oignon. Plus spécifiquement, le Projet vise  l’augmentation de la production de ces spéculations, l’amélioration de leur conservation, transformation et mise en marché, et le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des producteurs. Au regard de ces objectifs, on peut dire que le pari est manifestement tenu après  5 ans d’activité: le PADFA a bel et bien impacté de manière significative les populations des régions qu’il couvre. Il a en effet à son actif plusieurs réalisations sur le terrain.

Dans la filière oignon, le Projet a contribué à l’intensification de la production, avec la création de champs semenciers.

Ont également été créés des Champs-écoles des producteurs, pour la formation directe des populations aux techniques culturales modernes.

Toujours dans la filière oignon, le PADFA a amélioré le stockage des récoltes, en construisant 7 magasins adaptés à cette spéculation dans les principaux bassins de production. Ces magasins ont contribué à réduire les pertes post-récolte, ce qui a considérablement amélioré les revenus des paysans notamment à travers la mise en œuvre du système de warrantage, par lequel ils peuvent désormais vendre leur produit en temps opportun.

De manière générale, les interventions du PADFA dans la filière oignon ont eu pour résultat l’amélioration de la productivité, avec des rendements qui sont passés de 9 tonnes par hectare à 27 tonnes, dans les bassins encadrés.

Dans la filière riz, l’un des principaux objectifs  du PADFA est l’augmentation des espaces cultivables : 1200 hectares de bas-fonds ont été aménagés, à travers des infrastructures hydro-agricoles.

Ces infrastructures ont considérablement boosté la production, avec en plus la possibilité pour les producteurs de cultiver  le riz en 2 cycles par an.

Sur la production de riz en général, le PADFA en collaboration avec l’IRAD, a contribué à introduire les variétés de riz à haut rendement : ceci a permis aux riziculteurs de passer de 3 tonnes par hectare à 7 tonnes pour le riz de bas-fonds, et pour le riz pluvial d’une tonne et demie à 3 et demie.

S’agissant du stockage et de la transformation du riz, une vingtaine de magasins multifonctionnels équipés ont été construits ou aménagés.

Ces magasins, éléments fédérateurs des coopératives, ont aussi permis la mise en place du warrantage.

En ce qui concerne  le renforcement des capacités organisationnelles des coopératives, à travers des formations appropriées,   dans les deux filières le PADFA a permis que qu’une trentaine d’entre elles disposent désormais de plans d’affaire pour leur développement.

 

 

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